La Lutte de Libération
Nationale, c'est l'occupation constante de tous les terrains qui
concernent la Lutte Institutionnelle, la lutte de masse et la
lutte armée.
Depuis janvier 2006, moins d'une dizaine de
libération de prisonniers politiques a eu lieu. Nous pourrions nous
en réjouir simplement, mais nous ne le pouvons pas.
Parce que ces libérations ne sont que le résultat
d'années de prison préventives ou fermes passée en France, loin des
familles, loin de la Corse, loin d'un traitement humain et du
respect des droits de l'homme. Des "libérations" sous contraintes
pour la plupart des militants corses : surveillances "spéciales",
bracelets, contrôle judiciaire poussé à l'extrême, une réinsertion
difficile, une vie a reconstruire.
Des libérations logiques après des années iniques de
détention, mais qui ne peuvent pas faire oublier, les 60 autres
prisonniers politiques corses incarcérés aux quatre coins de la
France, pour certains à des peines de plus de 10 ans, voir des
perpétuités, des préventives à rallonge, des rapprochements vers la
capitale plutôt que vers les familles en corse, des prisonniers
attachées aux lits d'hôpitaux pendant les opérations, des tentatives
d'assassinats en prison à l'encontre de nos frères de lutte, des
demandes de conditionnelles qui sont décidées par des juges de Paris
refusées ou retardées, des jeunes corses pour qui la France crée une
nouvelle cours spéciale des mineurs, des interpellations, des
convocations, des procès alibi pour l'ADN, des appels, des pourvois
en cassation pour punir encore et encore.
A Sulidarità cuntinueghja
Source photo : Unità Naziunale
Source info : Internet
CONVOCATIONS DES MILITANTS
DE LA GHJUVENTÙ INDIPENDENTISTA
Des
militants de la Ghjuventù Indipendentista sont convoqués par la
police.
Suite à l'apparition du FLNC UC sous le chapiteau
pendant le concert d'I VAGABONDI, le soir de la soirée de clôture
des Scontri Internaziunali. Les militants de ce syndicats sont les
victimes d'un acharnement policier.
Sous le prétexte de l'apparition d'un groupe
clandestin lors de la soirée organisée par la Ghjuventù
Indipendentista, la police convoque les militants du syndicat un à
un ou par lot. Pour entendre ces jeunes militants de la LLN sur tout et n'importe quoi
qui concernerait selon la police, les positions de la Ghj. Indi.
La Ghjuventù Indipendentista ne se rendra pas aux
convocations de la police, expliquant que le syndicat n'avait pas à
se justifier de ses positions dans un commissariat.
Trois militants ont donc été convoqué pour des
raisons aussi diverses que variées : L'apparition d'un commando du
FLNC UC lors d'une soirée et la distribution de tract en juin 2005
dans lequel la Ghjuventù Indipendentista répond à Sauveur gandolfi-Sheit.
Le
4 juin 2005, la Ghjuventù Indipendentista répond au
Docteur Sauveur Gandolfi-Sheit,
conseiller exécutif UMP de la
Collectivité territoriale de Corse
qui avait demandé aux parlementaires de voter
une loi prévoyant des "peines de prison
incompressibles contre les poseurs de bombes" en
Corse.
Dans
la nuit du 22 au 23 mai 2005, la mairie de Biguglia dont
il est le maire, avait été plastiqué par un groupe
clandestin. Le 10 juin, c'est au tour de son cabinet
médical de Biguglia d'être plastiqué. Sauveur Gandolfi-Scheit
est connu pour ses positions hostiles à la violence des
indépendantiste. Le FLNC du 22 avait revendiqué
l'attentat contre le Docteur Gandolfi Sheit.
Un
militant, non des moindres, Michel Giraschi a reçu l'ordonnance de
renvoi concernent la manifestation en soutien à Jean Guy Talamoni et
le refus de prélèvement ADN, il passera au tribunal le 11 avril
prochain. L'acharnement contre Michel Giraschi est impressionnant,
et encore les informations disponibles sur Unità Naziunale ne sont
pas complète. (cliquez sur la photo à gauche pour découvrir
l'acharnement répressif contre Michel Giraschi).
Dans le même dossier, un militant de Corsica
Nazione Indipendente, est lui aussi concerné par l'ordonnance de
renvoi pour la manifestation de soutien à Jean Guy Talamoni.
Tout comme pour Michel Giraschi, Unità Naziunale apporte son soutien
à Guillaume Filippi.
Voici la réponse de la Ghjuventù Indipendentista
Conférence
de presse du jeudi 30 mars 2006 :
Une nouvelle fois,
les militants de la Ghjuventù Indipendentista sont
victimes de la pression et de la répression politique.
Ainsi, alors que nous voudrions comme les autres
syndicats étudiants préparer sereinement les élections à
l’Università di Corsica qui auront lieu le 5 avril
prochain, nos militants sont montrés du doigt par les
forces de police.
Nous sommes ici pour témoigner de notre solidarité
envers nos militants qui sont convoqués pour être
auditionnés au commissariat de Bastia, et d’un autre qui
est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bastia
suite à une manifestation qui remonte à plus de 2 ans…
Pour nous il est inacceptable de convoquer nos militants
sans autres explications que « pour une affaire liée au
syndicat ». Nous ne nous laisserons pas museler.
Le harcèlement de certains de nos militants depuis des
mois, voir des années est inacceptable. Nous ne l’avons
jamais accepté. Et aujourd’hui, il prend forme de
manière encore plus explicite. Nous ne pouvons pas
accepter ces atteintes évidentes à la liberté
d’expression et d’opinion.
Aussi nos militants ne participeront pas activement à
ces atteintes.
Nos militants qui sont convoqués demain vendredi, ne se
présenteront pas à ces convocations pour « affaire liée
au syndicat ».
En effet leur participation volontaire à ces auditions
pourrait être interprétée comme une acceptation de cette
situation.
Nous demandons solennellement à l’Etat et à ses forces
armées et policières, ainsi qu’à ses juges politiques de
changer radicalement leur politique envers la jeunesse
corse…
Nous n’accepterons jamais d’être traités en marge de la
loi et des libertés les plus élémentaires.
Pour finir nous apportons notre soutien à tous les
jeunes manifestants interpellés et emprisonnés lors des
manifestations contre le CPE.
« LOTTA GHJUVENTÙ
L’AVVENE SI TÙ »
Source photo : Unità Naziunale / Ghjuventù
Indipendentista
Source info : Internet / Ghjuventù Indipendentista
CONFERENCE DE PRESSE DU C.A.R : JACQUES MOSCONI
Jeudi
30 Mars 2006 : Aujourd'hui
s'est tenue à Bastia une conférence de presse pour dénoncer
l'éloignement de Jacques Mosconi à la prison de la santé. Jacques Mosconi, a passé deux ans en préventive à la Santé. Condamné à 4
ans de prison en mai 2005, il a été transféré au CD de Salon de
Provence pour finir sa peine (c'est ce que la justice appel "un
rapprochement familial", alors que tout le monde réclame le
rapprochement des prisonniers politiques à Borgu). Il est
conditionnable depuis Août 2005. Après trois mois passés à Salon de
Provence (avec tous les "avantages" du condamné qui y sont liés
:cellule ouverte toute la journée, droit de téléphoner, sport,
cours, prison relativement propre et traitement correct) a été
transféré lundi 13 mars à la Maison d'arrêt de la Santé, sans
explication.
voici le texte de la conférence de presse du
CAR du jeudi 30 mars 2006 :
Acharnement judiciaire contre Jacques Mosconi
Jacques Mosconi a été arrêté en
janvier 2004 et condamné l’année suivante à 4 ans de prison.
Quelques mois après sa condamnation, il a été « rapproché » en étant
transféré à Salon de Provence en novembre 2005. C’était déjà une
provocation, quand on sait qu’il y avait et qu’il y a toujours
largement la place à Borgu pour le rapprocher véritablement de sa
famille. Malgré cela, Jacques Mosconi a préparé son dossier et a
déposé une demande de libération conditionnelle à la fin du mois de
janvier 2006, lui qui était accessible à la liberté conditionnelle
depuis août 2005.
Son dossier de conditionnelle est complet et sérieux. Il apporte la
preuve de toutes les conditions de représentation, d’un domicile,
d’une promesse de travail dans le domaine qui est le sien, la
boucherie, et cette mesure lui permettrait enfin de se rapprocher de
sa famille, notamment son père qui est malade.
Au cas où cette demande serait rejetée, Jacques Mosconi a également
déposé une demande de rapprochement familiale pour être transféré à
Borgu.
Le 15 mars dernier, alors que le directeur du centre de détention de
Salon de Provence écrivait à l’avocat de Jacques Mosconi pour
l’informer que sa demande de rapprochement serait examinée le 22
mars par la commission compétente, à la surprise générale, le même
jour le 15 mars, Jacques Mosconi a été transféré… sur Paris, en
maison d’arrêt, celle de la Santé en l’occurrence.
Aucune raison ne lui a été signifiée, et ni ses conseils, ni sa
famille, ni lui-même n’ont réussi à savoir pourquoi on l’avait
remonté à Paris, pourquoi on l’avait transféré d’un centre de
détention vers une maison d’arrêt.
Ce transfèrement a des conséquences sur la vie de Jacques Mosconi :
• La commission qui devait examiner son transfert vers Borgu le 22
mars ne le fera pas, puisque Jacques Mosconi n’est plus incarcéré au
Centre de Détention de Salon de Provence.
• Au lieu d’être rapproché de sa famille, ce qui est le droit
élémentaire de tout détenu, aussi bien dans les lois françaises que
dans les directives européennes, Jacques Mosconi se retrouve encore
plus loin des siens.
• Les gens qui ont pris la décision de ce transfèrement savent très
bien qu’il est plus difficile d’obtenir un aménagement de peine en
maison d’arrêt qu’en Centre de Détention, et qu’il est pratiquement
impossible d’obtenir quoi que ce soit dans une prison lorsque l’on
vient d’arriver. Lorsque sa demande de libération conditionnelle
sera examinée le 27 avril, Jacques Mosconi ne sera incarcéré à la
Santé que depuis un mois, ce qui est insuffisant pour que la
direction ait le temps de se faire une idée sur un détenu et qu’elle
rende un rapport favorable.
• En passant d’un centre de détention à une maison d’arrêt, ses
conditions d’incarcération se détériorent gravement, il se retrouve
avec des portes de cellule fermée toute la journée, sans pouvoir
téléphoner. De plus, depuis le livre du Docteur Vasseur, tout le
monde connaît les conditions inhumaines de détention de cette
vieille prison de la Santé.
Etant donné que ce transfèrement n’est absolument pas dû à une
sanction disciplinaire ni à une pseudo-tentative d’évasion, cette
décision de transférer Jacques Mosconi à Paris, en maison d’arrêt,
ne peut venir que du pouvoir judiciaire, c'est-à-dire du parquet
général de Paris ou d’un juge d’instruction.
15 jours après, personne ne sait pourquoi Jacques Mosconi a été
victime de ce transfèrement qui l’éloigne de sa famille, annule sa
demande de rapprochement à Borgu, et compromet gravement sa demande
de libération conditionnelle.
Le CAR exige aujourd’hui que Jacques Mosconi soit libéré. D’autres
actions seront entreprises si tel n’était pas le cas.
Cumitatu
contr'à A Ripressione
Source photo : Unità Naziunale / U RIBOMBU /
CAR
Source info : Internet / CAR
CORSICA NAZIONE INDIPENDENTE : LA LUTTE ARMEE
DEMEURE INCONTOURNABLE
La
"lutte armée" demeure "incontournable" en Corse tant que Paris ne
changera pas "d'attitude" (...) "En
Corse, la lutte armée est incontournable et il n'est pas possible
d'imaginer une solution politique à laquelle cette dernière,
particulièrement représentée par le FLNC-Union des Combattants
(FLNC-UC), n'aurait pas apporté sa contribution, comme cela a été le
cas en Irlande pour l'IRA ou, plus récemment, au pays basque pour
ETA"(..)
Source photo : Corsica Nazione Indipendente
Source info : Internet
PROCES FRANCESCU TURCHI : 8 ANS FERME
Procès
du 20 Mars au 30 Mars
François TURCHI Huit ans fermes (5 ans de préventive)
François-Xavier ARRII Cinq ans dont quatre avec sursis,
Lucien BIANCHI Quatre ans dont deux avec sursis (peine couverte par
la préventive),
Jean Christophe PARENTI Trois ans dont deux avec sursis.
Sans un appel, Lucien Bianchi doit retrouver la
liberté jeudi soir, et Francescu Turchi pourra rejoindre sa famille
et ses amis rapidement.
Les Plaidoiries :
La défense : «
La défense de quatre hommes soupçonnés d'avoir appartenu à Armata
Corsa a demandé mercredi à la cour d'assises spéciale de Paris de
"refermer le dossier" de ce groupe clandestin corse, proche de
François Santoni.
Des peines comprises entre cinq et douze années de
détention ont été requises mardi contre François Turchi, Lucien
Bianchi, François-Xavier Arrii et Jean-Christophe Parenti pour leur
implication dans trois attentats et une tentative d'attentat
revendiqués par Armata Corsa en 2000 et 2001.
La peine la plus lourde -douze ans de réclusion- a
été réclamée à l'encontre de François Turchi, surpris le 28 janvier
2001 près des locaux de la direction départementale de l'équipement
(DDE) de Corte avec, non loin de là, un sac rempli d'explosifs.
L'un des avocats de M. Turchi, Me Pascal Garbarini, a
admis que les dénégations de son client étaient "stupides" mais il
n'est "pas sérieux" de "présenter François Turchi comme le deus
ex-machina du dossier".
Selon Me Garbarini, les accusés et tous les membres
d'Armata Corsa - dont une vingtaine sur quarante ont été tués, a
précisé l'avocat - ont été "manipulés" par François Santoni, leur
"chef militaire".
Santoni, assassiné le 17 août 2001, a
"instrumentalisé" Armata Corsa dans le le conflit qui l'opposait au
leader nationaliste concurrent Charles Pieri. C'est dans ce contexte
que Santoni va "utiliser" Turchi, selon Me Garbarini. Compte tenu
des éléments à charge contre son client, Me Garbarini a estimé que
"le dossier valait huit ans". Dans ce cas, ayant passé 62 mois en
détention provisoire, François Turchi "pourra sortir" et "retrouver
les siens".
Me Garbarini a demandé aux juges "de refermer le
dossier Armata Corsa", une "organisation clandestine aujourd'hui
obsolète".
Le verdict est attendu jeudi.
Un commentaire supplémentaire (observations dans la
salle) concernant les autres accusés, que nous n'oublions pas :
« J'ai suivi ce matin la plaidoirie de maître
Maisonneuve, toujours aussi brillant, concernant JC.Parenti qui
devrait bien s'en tirer (2 à 3 ans dont du sursis probable), et
celles plus difficiles de maîtres Casanova et Lucciani, défenseurs
de François Xavier Arrii-Casanova. Dans cette affaire, c'est le seul
qui a assumé ses actes au regard du droit pénal et de la parentelle
parisienne. Résultat : 7 ans! Celà laisse rêveur ».
Aucun commentaire concernant les plaidoiries pour
François Turchi
L'accusation : 12 ans, c'est la peine demandée par le
Procureur de la République ce mardi 28 Mars 2006 contre François
TURCHI.
La demande semble surréaliste quand on écoute
le magistrat motiver ses réquisitions : "Je crois sans me tromper
pouvoir dire qu'on peut craindre que M. Turchi n'ait rien compris et
puisse persister dans l'idée que la violence permet de résoudre les
choses".
12 ans c'est donc le prix qui serait à payer
pour simplement rassurer quelqu'un, qui pourrait craindre qu'un
détenu n'ait pas compris ce que c'est que la prison après 5 ans de
détention sans jugement.
12 ans c'est la sanction qu'il faudrait
appliquer après déjà 5 ans de ce traitement, à celui qui " pourrait
persister dans l'idée que la violence permet de résoudre les
choses".
12 ans c'est aussi un délai de condamnation
dépassant légèrement celui qui permet de " couvrir " plus de 5 ans
de détention provisoire.
Il faut souhaiter aux juges la clairvoyance
et l'indépendance qui éviteront à une Cour le rôle d'une vulgaire
chambre d'enregistrement. Il faut souhaiter à des hommes l'humanité
qui combat mieux la violence que la crainte.
Nous attendons avec impatience mais sérénité
la voix de la défense. Celle de ce droit imprescriptible, qui est
bafoué depuis 5 ans au nom de la crainte, la simple crainte d'un
homme.
Source Vidéo : Unità
Naziunale / Anghjulina
Source Audio : Terra Nostra de L'Arcusgi et Diu Vi Salvi Regina
Source information : Unità Naziunale
MOBILISATION POUR FRANCESCU TURCHI
Samedi
25 mars 2006 : A l'appel de Voce Populare et du comité de soutien à
Francescu TURCHI, plus d'une centaine de personnes se sont
réunis devant la sous-préfecture de Calvi pour effectuer un barrage
filtrant. Reçu par le sous-préfet, les représentants du comité de
soutien et de Voce Populare ont adressé une lettre ouverte au
ministre de la justice pour qu'il assume toute ses responsabilités
dans cette affaire.
Les représentants ont ensuite pris acte de la fin de
non-recevoir de Ange SANTINI, président du conseil exécutif qui n'a
pas répondu à notre demande d'audience afin d'interpeller
l'assemblée sur les disfonctionnement de l'appareil judiciaire
concernant les corses. Le rassemblement s'est dissout dans le calme
vers 18h.
Nous entendons intensifier notre campagne sur le
terrain et nous rendrons
publiques dans les prochains jours ces documents. Nous regrettons
toutefois l'absence de prise de position des associations
humanitaires et des partis nationalistes et, pensons que cela
viendra avant le délibéré attendu vendredi.
Voir le tract en cliquant sur les photo :)
Source Photo : Voce Populare
Source Info : Voce Populare
CPE : MOBILISATION ET REPRESSION
REPORTAGE PHOTO SUR ALTA FREQUENZA
25 interpellations en moins de trois
jours.
Une violence inutile sans précédant
lors de manifestation de la jeunesse corse de la part des forces de
répression, qui ont frappé et interpellé tout 'azimut depuis la
manifestation du lundi 20 mars. 25 jeunes ont été interpellé dont
plus de la moitié n'ont même pas 18 ans. Sans ménagement, des
Raffles sont menées par des dizaines de gardes mobiles, les curieux,
l'ajaccien qui rentre chez lui, et tous ceux qui n'ont pas la chance
de courir assez vite sont matraqués, embarqués manu militari,
insultés de sale corse et mis en garde à vue. Le premier jour de la
manifestation, les curieux ont assisté à des scènes incroyable, une
jeune fille qui voulait offrir une rose aux forces de l'ordre a été
matraqué et interpellé, un jeune qui voulait prendre sa défense a
pris lui aussi son compte. Des témoignages d'Ajaccien démontrent
l'acharnement policier à casser du jeune et à faire des arrestations
pour le chiffre. Des passants, des consommateurs ont été matraqué,
des jeunes adolescents ont été frappé à terre, puis interpellé. Les
exemples des exactions policières se font plus précise chaque jour.
Un tel déchainement de violence était-il vraiment utile ?
25 interpellations depuis lundi, et
déjà un jeune emprisonné ! Mardi après midi, Lisandru Amati a pris
un mois ferme, ses crimes ? Défendre les intérêts de la jeunesse
corse, défendre ses idées et avoir été au mauvais moment au mauvais
endroit. La police ratissant large, les jeunes qui refusent de
quitter leur rue, leur ville, sont automatiquement interpellé. La
loi demande dès qu'un représentant de l'Etat répressif annonce la
dernière sommation avant faire usage de la force, que tout le monde
rentre sagement dans sa maison sinon la loi autorise les forces de
l'ordre d'interpeller toutes les personnes qui ne sont pas
dispersées, autant dire que n'importe qui peut être matraqué,
menotté, interpellé, insulté, mis en garde à vue, obligé de manger
les petits plats dégueulasses, de pisser devant les compagnons
d'infortune, de dormir la lumière constamment allumée et de répondre
aux questions pertinentes de la police.
Aujourd'hui, un des porte-paroles du
collectif apolitique de jeune anti-cpe venu soutenir les 4 personnes
interpellées hier, a été a son tour pris dans les nasses de la
justice répressive, pour avoir applaudi en pleine audience. Une
chance que ce jeune n'est pas criée LIBERTÀ, "il aurait été
abattu sur place". Il vaut mieux ne pas énerver la justice quand
elle doit rendre son verdict.
Tout le monde se donne rendez vous
mardi 28 pour une journée de mobilisation, à Corti, à Bastia, et à
Aiacciu. Force est de constater que la stratégie est intéressante :
diviser les forces de répression.
U muvimentu di a Manca naziunale
apporte tout son soutien à la jeunesse mobilisée en masse dans les
rues contre l'avenir de précarité que lui offre le CPE.
Le gouvernement, en véritable
ORGANISATION patronale, fait la sourde oreille et tente de jouer la
montre dans le but d'imposer UNE REMISE EN CAUSE DU CODE DU TRAVAIL
selon le concept libéral de "salarié flexible et jetable".
La régression sociale, digne de
l'avant 1936, que veulent Villepin et ses commanditaires du MEDEF,
est inacceptable, dans la Corse d’aujourd’hui comme pour la Corse de
demain..
MANCA NAZIUNALE
Source photo : A MANCA NAZIUNALE
Source info : A MANCA NAZIUNALE
REPRESSION CPE : A MANCA NAZIUNALE "Répression contre la jeunesse Corse, BASTA !"
Communiqué
du 24/03/2006
Répression contre la jeunesse corse
BASTA !
A Manca Naziunale condamne avec la
plus grande fermeté l’acharnement policier dont sont victimes les
jeunes corses mobilisés à très juste titre contre le C.P.E.
Le tout répressif préfectoral n’a
d’égal que le zèle policier des proviseurs de lycée qui s’emploient
à briser la mobilisation par tous les moyens. On assiste à des
pressions multiformes, allant de la menace au sein des familles
mêmes, de l’exclusion de l’enceinte scolaire, jusqu’aux
interpellations musclées de mineurs hors contexte et sans que les
proches en soient informés.
A Manca Naziunale demande aux forces
patriotiques et progressistes, aux organisations de défense des
droits de l’homme et des libertés fondamentales de ne pas laisser la
jeunesse corse seule face à un véritable Etat Policier.
La Corse vit
une situation de dégradation sociale sans précédent qui conduit de
nombreux jeunes à quitter l'île faute de travail ou en raison de la
cherté du logement.
Aussi nous
condamnons les choix politiques du gouvernement en matière de
Contrat Première Embauche qui ne feraient qu'aggraver cette
précarisation.
L'APC tient
toutefois à rappeler que la précarité en Corse est intimement liée
au type de contre développement qui nous est imposé, fondé sur le
tout tourisme et le BTP spéculatifs, qui excluent la Corse des
relations économiques méditerranéennes.
Ces
politiques, créent par nature une majorité de petits boulots
précaires qui existent, et existeront, indépendamment du CPE.
Pour nous,
l’avenir de nos enfants est surtout conditionné par la mise en œuvre
d’un réel développementque,
radicalement différent de celui qui est actuellement mené, et en
particulier par l’amélioration des politiques d’orientation et de
formation Source photo : Source photo :
ALTA FREQUENZA (Reportage photo à voir directement
sur le site)
Source info : Associu di i Parenti Corsi
"Rinnovu
apporte son soutien aux jeunes manifestants anti-CPE d'Aiacciu
interpellés et demande la libération de Lisandru Amati. Dans le droit fil
de ses options sociales, Rinnovu est solidaire des mobilisations
contre le CPE et de tous ceux qui en France, en Europe, et dans le
Monde luttent contre l'ultralibéralisme qui veut casser les
garanties des contrats de travail. Le pouvoir de licencier sans
motif sur une période d'essai de deux ans, c'est inacceptable.
Nous appelons
les salariés proches de notre sensibilité à participer aux
mobilisations, en particulier à la journée du 28 Mars."
Voce
Populare et le collectif de soutien à François Turchi entend
informer le peuple corse de la mise au ban de François par un
tractage massif durant la semaine à venir qui ouvrira sur un
rassemblement devant la sous-préfecture de Calvi le samedi 25 mars.
Un texte sera remis au président de
l’assemblée de Corse ainsi qu’au sous-préfet afin que chacun assume
ses responsabilités respectives pour que cesse ce régime
d’exception.
Nous appelons les associations
humanitaires, les groupes culturels et les partis politiques à
prendre position publiquement afin que François TURCHI bénéficie
d’un procès équitable
Source photo : Voce Populare (Affiche du
collectif de soutien à Turchi F.)
Source info : Voce Populare
CPE : FRONTE POPULARE APPORTE SON SOUTIEN A LA
JEUNESSE EN LUTTE
Aiacciu
le 23 mars 2006
FRONTE POPULARE
Fronte Populare (PSI-Voce
Populare-ANC -Associu « Populu e Nazione ») apporte son soutien
total à la jeunesse corse en lutte contre le CPE et demande la
libération de Lisandru Amati, écroué depuis les manifestations des
jeunes à Ajaccio.
Les jeunes ont raison de s’opposer
à « l’institutionnalisation de l’emploi précaire ». Notre soutien
s’inscrit dans la continuité de notre campagne pour le NON au
référendum sur l’Europe qui institutionnalisait l’ultralibéralisme
comme philosophie de développement avec sa remise en question de
tous les droits des salariés et du code du travail au profit des
multinationales qui engrangent des bénéfices astronomiques sur le
dos des salariés.
En Corse où le monde du travail
est déjà suffisamment déstructuré, du fait d’ un
contre-développement basé uniquement sur le tout-tourisme, le
contrat CPE accentuerait le grave problème social que nous
connaissons depuis plusieurs années avec son lot d’exclusion, de
précarité et une augmentation inquiétante de couches de Corses qui
ne peuvent plus avoir accès à l’emploi, au logement, à la propriété
du fait des faibles salaires, du coût de la vie et de la pression
immobilière.
La jeunesse a raison de refuser
les « emplois kleenex » qui accentueront son désarroi face à
l’avenir. D’autant qu’au vu du nombre de personnes qui viennent
s’installer en Corse, se contentant d’un stage ou d’un emploi
saisonnier avec l’espoir de trouver mieux plus tard, le maintien du
CPE accentuerait ce processus, participant de fait à la «
décorsisation de notre société » et à la minorisation de notre
peuple sur sa terre.
Fronte Populare demande le retrait du CPE et le développement de
véritables emplois stables, durables, avec des salaires décents pour
les jeunes dans le cadre d’un développement diversifié et équilibré
en rapport avec les besoins réels de la majorité des Corses.
Pour Fronte Populare, les
porte-parole
Pierre Poggioli 04 95 21 29 89
Pascal Santoni 06 15 82 45 73
Jean-Noël Paoli 06 22 25 91 20
Source photo : Unità Naziunale (conférence de presse
Fronte Populare du 15 février 2006) Source d'information : Fronte Populare
Reportage vidéo et photo :
Scontri Internaziunali
Le
forum Wcorte, forum de référence pour les étudiants Cortenais et partenaire du
forum Unità Naziunale, publie un reportage photo et vidéo des soirées qui ont eu
lieu pendant les Scontri Internaziunali.
Ghjuventù
Indipendentista tient à apporter des précisions quant à sa non
participation au mouvement anti-CPE. Cette non participation n’est
en aucun cas un quelconque soutien à la politique du gouvernement
français.
Toutefois il
nous semble aujourd’hui plus que réducteur de se focaliser
uniquement sur le CPE qui ne touche que les entreprises de plus de
20 salariés, soit moins de 5% des entreprises en Corse. Si il doit y
avoir mobilisation, elle doit se faire sur des revendications
globales collées à la réalité socio-économique de notre île et non
être une simple reprise d’un mot d’ordre national français teinté
d’arrière pensée électoraliste pour 2007.
Aujourd’hui les problèmes de la jeunesse corse en
matière sociale et économique ne peuvent se résumer au simple CPE.
L’impossibilité pour un jeune corse de trouver un logement ou
d’accéder à la propriété sur sa terre alors que dans le même temps
sur notre littoral des milliers de villas de luxe ne sont occupées
que 15 jours par an ; le fait que dans la fonction publique tous les
postes à responsabilités soient réservés à des français fraîchement
débarqués mettant ainsi en application les théories du rapport
Glavany et vouant la jeunesse corse à l’exil; la politique des
banques qui aujourd’hui n’accordent aucun crédit à des jeunes
voulant monter une entreprise ; la difficulté des petites
entreprises à surmonter le handicap de l’insularité ; le
développement de la précarité dans l’île en raison d’une économie
instable, trop dépendante du secteur public, du clientélisme et de
la saisonnalité ; sont pour nous autant de problèmes qu’il faut
traiter de manière globale.
Le combat à mener doit donc, selon nous, se baser sur la
revendication d’une citoyenneté corse facilitant l’accès à l’emploi
et à la propriété pour les jeunes de ce pays et sur un statut fiscal
dérogatoire permettant un essor économique et par là même de créer
des emplois stables, et non sur la simple contestation du CPE dont
un éventuel retrait serait loin de résoudre tous les problèmes des
jeunes corses.
Ce combat
nous continuerons à le mener au quotidien. L’actuel blocage de
l’Université sur la simple base du retrait du CPE, Co-organisé par
un syndicat local aux positions ambiguës et un mouvement de jeunes
socialistes qui n’a jamais été d’aucune lutte pour la défense de
l’Université, ne nous semble pas répondre aux attentes de la
jeunesse corse. Le peu de mobilisation estudiantine à la
manifestation du jeudi 16 mars nous conforte dans notre analyse.
L'ETA annonce un cessez le
feu (voir la vidéo en cliquant sur l'image)
Voici les
principales réactions à l'annonce du cessez-le-feu de
l'organisation séparatiste basque.
José Luis Rodriguez Zapatero, chef du gouvernement espagnol :
"Comme tout processus de paix, ce sera un processus long et
difficile". "Nous avons devant nous un processus de travail".
"Nous sommes face à une question d'Etat". "Nous agirons avec
prudence pour mettre un point final à cette tragédie
historique". (Madrid, déclaration devant le Parlement espagnol
du mercredi 22 mars) "Désormais l'espoir unit" les Espagnols.
"J'ai affirmé devant cette Chambre que l'effroi face à l'horreur
nous unissait, j'espère maintenant que l'espoir nous unisse".
"Ce sera un processus long et difficile. Difficile et long. Je
crois que nous sommes tous appelés à participer à ce processus,
tous obligés par lui", "le désir du gouvernement est de compter
sur toutes les forces politiques". (Madrid, réponse à une
question au Congrès des députés espagnols du mercredi 22 mars) Lire la
suite, voir le dossier, voir la vidéo : CLIQUEZ ICI
LE C.A.R APPORTE SON SOUTIEN A LISANDRU AMATI
Aiacciu le 22 mars 2006.
Le Comité Anti Répression
apporte son total soutien à Lisandru Amati, qui a été rapidement
et lourdement condamné à 1 mois de prison ferme consécutivement
à une comparution directe suite à la manifestation anti CPE
d'Aiacciu.
Le CAR s'interroge sur les
motivations de l'arrestation puis de la condamnation
disproportionnée de ce jeune corse, tandis qu'aucune preuve de
son implication aux légers incidents qui ont suivi la
mobilisation étudiante, n'ont été établies.
Cette condamnation qui se base
uniquement sur les déclarations des CRS, qui prétendent l'avoir
reconnu atteste de la fragilité des charges retenues et mettent
en exergue la volonté d'intimidé et de réprimé notre jeunesse
afin qu'elle renonce à défendre son avenir.
La jeunesse corse a toujours
su se mobiliser contre toute forme d'injustice qu'elle soit
d'ordre sociale économique ou culturelle.
Nous condamnons une nouvelle
fois le bruit des bottes qui veut faire taire à tout prix
l'expression des légitimes revendications de nos forces vives et
nous exigeons la libération immédiate de Lisandru Amati
notamment afin qu'il puisse préparer en toute sérénité
l'échéance de ces examens à venir.
Comité Anti Répression
Source photo : Unità
Naziunale
Source information : Site du C.A.R
ENFIN LIBRES
: ANDRIUZZI ET CASTELA
VERSU 11 ORE DI SERA IN PURETTA VINITE NUMAROSI
La
cour d'appel de Paris a ordonné la remise en liberté des
nationalistes corses, Jean Castela et Vincent Andriuzzi, acquittés
en appel dans le dossier de l'assassinat du préfet de Corse, Claude
Erignac. Les deux hommes devaient sortir de la prison de Fresnes
(Val-de-Marne) dans la soirée.
Appel à se rendre à
l'aéroport de Bastia Puretta ce soir :
Vendredi,
Jean Castela et Vincent Andriuzzi sont passés devant la chambre de
l'instruction pour leur demande de mise en liberté.
Le parquet de Paris n'a pas demandé
leur maintient en détention et accepte leur libération. La cour a
mis sa réponse en délibérée à mardi après midi. Selon toute
vraisemblance, elle devrait prononcer une remise en liberté pour les
deux enseignants.
Si cela se confirmait, ils
sortiraient immédiatement de prison et prendraient le premier avion
pour rentrer enfin en Corse après 7 années de détention préventive
et un acquittement dans les principales affaires qu'on leur
reprochait.
Dans ces conditions, leur arrivée
serait programmée pour mardi soir, 23 heures à l'aéroport de Poretta
à Bastia. Toutes les personnes qui ont participé à leur défense afin
qu'ils aient droit à un procès équitable, puis afin qu'ils
retrouvent la liberté sont cordialement invitées à venir fêter leur
retour en se rassemblant mardi soir à l'aéroport, avec des drapeaux
corses.
Il est temps de fêter leur retour et
de leur réserver l'accueil qu'ils méritent. Alors, rendez-vous pour
tous les Corses épris de justice et de liberté, mardi à 23 heures à
l'aéroport de Bastia.
Source
photo : Comité Anti Répression
Source info : Marzulinu
Voici un message du forum Unità
Naziunale sur la visite de Monsieur Nicolas Sarkozy.
Pour son 19ième déplacement en
Corse, Nicolas Sarkozy, actuel ministre de l'intérieur de l'Etat
Français n'a pas dérogé à sa rhétorique préférée, celle qui fait
frémir de plaisir les élus de la CTC et de peur quasiment personne
en Corse, tout comme en banlieue française ou aux Antilles. Bref, un
non évènement de plus, avec la mise en place d'un nouveau préfet, le
23456ième depuis 30 ans, qui a des nouveaux super pouvoir,
comme bonnet et superman. Rien de nouveau, la veille un attentat
saluait comme il se doit dans la tradition clandestine, la venue
d'un ministre de l'intérieur, et le jour même la jeunesse corse se
prenait les coups de matraques de la police Sarkozienne. Rien de
nouveau non plus quand un ministre de l'intérieur visite la corse,
les interpellations ont lieu avant ou pendant la visite, bilan : 10
interpellations, dont une jeune fille qui voulait offrir une rose
aux forces de répression, grand mal lui a prit à cette jeune
insulaire, mais force est resté à la loi.
Dans la famille "Processus
de paix", je voudrais "le ministre de l'intérieur", qui
comme son grand ami Pasqua "il faut terroriser les
terroristes", aime les citations fracassantes comme "Les auteurs d'attentats sont d'abord des
lâches, parce que mettre une cagoule, mettre en danger des
innocents, c'est être lâche et stupide. Ils nuisent à l'île qu'ils
prétendent défendre" ou bien "Ils seront
poursuivis et je ne ferai preuve d'aucune faiblesse. Nous avons
mis pas mal de gens en prison et cela va continuer: on va éradiquer
la violence de la Corse".
Au
cours d'un discours empreint d'une grande fermeté contre les
"criminels", qu'ils soient nationalistes ou de droit commun,
oubliant au passage que si la grande délinquance en Corse existe et
prospère c'est bien grâce à cette politique gouvernementale
principalement axée sur la destruction de la revendication nationale
en corse, que les porteurs de cagoules dont la lâcheté n'est plus a
démontré sont ceux des forces spéciales répressives qui au petit
matin défoncent des portes, menacent de leurs armes femmes et
enfants, insultants de sale corse les occupants de la maison qu'ils
sont en train de mettre à sac avant de kidnapper un innocent pour le
déporter à Paris pour de longue année de préventive. Comment peux t
on se féliciter de mettre pas mal de gens en prison, quand on voit
l'affaire Andriuzzi Castela, le dossier vide contre Yvan Colonna, la
mise en détention provisoire de plus de 50 militants corses sur des
dossiers montés de toutes pièces ?
Il promet de revenir en Avril pour
quelques jours, pour une 20ième visite, une de plus, ponctuée par un
attentat la veille, par des interpellations, dans la semaine ou le
jour même, des déclarations guerrières pour rassurer ses laqués
locaux, des promesses à une jeunesse complètement dépassée qui se
félicite du sourire de l'envahisseur et se plaint de la
revendication légitime et radicale de la rue qui ne supporte plus la
situation bananière faite à la Corse.
Le
FLNC salut la visite du premier ministre en corse par un attentat la
veille de son arrivée.
Une
résidence secondaire appartenant à avocat continental a été
détruite par un attentat dans la soirée de dimanche à Coti-Chiavari
(Corse-du-Sud). A 20H40, plusieurs charges de forte puissance ont
explosé devant la maison inoccupée, située près de la Castagna, sur
la rive sud du golfe d'Ajaccio. Les explosions ont provoqué des
dégâts très importants mais n'ont pas fait de blessés.
Une villa
"les pieds dans l'eau" détruite d'un avocat
continental, plus de 20 attentats sur 50 ont visé des résidences
secondaires.
Source photo : France 3 Corse
Corsica Sera du 20 mars 2006
ET SI YVAN COLONNA ETAIT INNOCENT ?
Décembre
2000 : YVAN COLONNA A ECRIT AU RIBOMBU
"Cela fait quasiment 18 mois que j'ai quitté mon domicile. Depuis
je suis sans nouvelles des miens comme eux le sont de moi. Si je
m'exprime aujourd'hui, c'est pour répondre aux accusations portées à mon
encontre.
Pour commencer, concernant la violence politique en Corse, je
réaffirme la position que j'ai toujours eue. Pour moi, il s'agit d'actes
de résistance face à une politique de négation de notre peuple et de
ses droits. Cette position, je la défendrai tant que la question
politique ne sera pas résolue. Seulement, cela ne donne à personne le
droit de me juger comme cela a été fait jusqu'à aujourd'hui.
Je nie avec force les faits qui me sont reprochés dans l'affaire
dite de "petrusella" et l'affaire "Erignac". Je n'y ai pas participé!
D'après ce que j'ai pu savoir, deux militants nationalistes incarcérés
m'ont mis en cause. Depuis plus d'un an une question me taraude :
Pourquoi? Il y a sûrement une raison importante à cela. Seulement, ce
n'est pas à moi de le dire.
D'autre part, je tiens à préciser que je n'ai bénéficié d'aucune
complicité au cours de ma fuite. Mon travail qui nécessitait ma présence
en montagne m'a alors permis d'échapper au pire. Lorsque je m'apprêtais
à regagner mon domicile, j'ai appris que j'étais recherché... mais aussi
condamné ! J'ai alors décidé de prendre du recul et j'ai bien fait. Mon
père et ses amis socialistes n'y sont pour rien.
A ceux qui me demandent de me présenter devant la justice, je
répondrai que je suis un homme de conviction et que cette justice qui a
condamné Antone Adami à onze années de prison pour deux attentats, qui a
aussi incarcéré le pauvre Marcellu Lorenzoni à 18 mois avec un dossier
vide (et la liste est longue) et qui a relâché après deux mois de
détention l'infâme Bonnet et ses sbires qui avaient comme projet celui
de relancer la guerre entre nationalistes, cette justice d'exception au
service de l'éradication du mouvement national, je en peux la
cautionner. Je ne pense pas un seul instant me rendre à la justice. !
Je veux profiter de l'occasion qui m'est donnée pour faire savoir
à mon épouse et à mon fils adoré, à ma mère tant aimée, à toute ma
famille, à tous mes amis, que je suis en bonne santé et que le moral est
d'acier. Je tiens aussi à remercier tous ceux qui, en Corse et ailleurs
m'ont témoigné aide et sympathie. Pour terminer, j'exprime ma plus
profonde solidarité à toutes les victimes de la répression.
Vive le Peuple Corse. Vive la nation corse.
Yvan Colonna
Patriote recherché
Chères sœurs et chers frères
Voici la lettre que je vous demande de publier dans le Ribombu, et
cela, pour répondre à la demande de mon avocat, Antoine Sollacaro (qui
devrait, si tout va bien, recevoir une copie) et cela, afin de clarifier
ma position. De là où je suis, j'ai peu de nouvelles de la Corse et
toujours pas de nouvelles de ma famille, tant la pression est
importante. Mais cela ne m'empêche pas de garder confiance et foi dans
notre lutte qui, j'espère aboutira.
Je vous embrasse tous. Résistance ! Toujours et plus que jamais."
Source photo : Unità Naziunale (projet
d'affiche internet Unità Naziunale)
Source info : U Ribombu Décembre 2000
GHJUSTIZIA PER TURCHI
Voce
Populare et le collectif de soutien à François Turchi entend
informer le peuple corse de la mise au ban de François par un
tractage massif durant la semaine à venir qui ouvrira sur un
rassemblement devant la sous-préfecture de Calvi le samedi 25 mars.
Un texte sera remis au président de
l’assemblée de Corse ainsi qu’au sous-préfet afin que chacun assume
ses responsabilités respectives pour que cesse ce régime
d’exception.
Nous appelons les associations
humanitaires, les groupes culturels et les partis politiques à
prendre position publiquement afin que François TURCHI bénéficie
d’un procès équitable
Source photo : Voce Populare (Affiche du
collectif de soutien à Turchi F.)
Source info : Voce Populare
HENRI PALAZZO EN JUGEMENT LE 21 MARS
Henri
Palazzo sera jugé le 21 mars 2006 à 14 heures au palais de justice
de Bastia devant le tribunal correctionnelle pour le refus de la
prise D'ADN.
En effet, le militant de Corsica Nazione Indipendente
avait refusé lors de sa dernière garde à vue de se soumettre à un
prélèvement biologique destiné à permettre l'analyse et
l'identification de son emprunte génétique et il avait également
refusé de se soumettre à des relevés signalétiques notamment par une
prise d'empruntes digitales, palmaires, ou de photographies,
nécessaire à l'alimentation et à la consultation des fichiers de
police.
Le CAR appelle à soutenir Henri Palazzo en se rendant
sur place, mardi 21 à 14 heures.
Le site Unità Naziunale apporte son soutien à Henri
Palazzo, injustement jugé ce mardi 21 à Bastia.
une chaîne de télévision
a reçu l'autorisation exceptionnelle de filmer le procès.
RELAXE POUR HENRI
PALAZZO !!!!!
Source photo : Unità Naziunale
Source info : U Ribombu
VOCE POPULARE : GHJUSTIZIA PER TURCHI
Bastia,
le samedi 18 mars 2006 E.C
« Voce Populare et le Collectif de soutien à François Turchi exigent
un procès équitable ! »
Une détention
provisoire scandaleuse : Cinq années d’emprisonnement !
Le 1er février
2001 François Turchi, alors enseignant en économie était mis en
examen pour une tentative d’attentat contre la D.D.E à Corte. Deux
autres personnes F.X Arrii et J.L Parenti, appréhendées également
en flagrant délit pour cette tentative allaient être placées en
détention.
Le 25 mars 2002
l’appareil judiciaire fonctionnera correctement et l’esprit du droit
sera appliqué pour Parenti et Arrii, puisque le juge des libertés
rendra une ordonnance de mise en liberté concernant le mandat de
dépôt de février 2001. Ce ne sera pas le cas pour François TURCHI,
ni Lucien BIANCHI, interpellé peu après.
Commence alors
un régime d’exception à l’encontre de François Turchi, que nous
entendons dénoncer.
En effet, le 23
janvier 2003, le juge des libertés rend une ordonnance de mise en
liberté pour ce mandat, mais contrairement à ce qui s’était passé
pour Arrii et Parenti le parquet fait appel et la chambre de
l’instruction annule l’ordonnance et reconduit le mandat de dépôt le
21 février 2003. Pourquoi François Turchi ne peut-il pas bénéficier
du régime de droit appliqué aux deux autres personnes interpellées
et répondant au même chef d’accusation : première énigme !
Deuxième énigme
dans le régime d’exception au droit dont pâtit François Turchi
depuis le 1er février 2001 : craignant de voir aboutir une
ordonnance de mise en liberté, puisque François reconnaît les faits qui lui sont reprochés et que la défense ne pose aucune obstruction
à la procédure, deux mandats de dépôt pour deux attentats distincts
font leur apparition. François Turchi clame son innocence, mais il
faudra attendre octobre 2003 pour que ces mandats de dépôts, au vu
des éléments du dossier ne soient pas reconduits et, disparaissent
aussi mystérieusement qu’ils sont apparus, puisque le parquet
curieusement ne fera pas appel de l’ordonnance de mise en liberté
pour ces mandats !
Depuis cette
date (octobre 2003) François Turchi a été maintenu en détention sans
que plus rien ne se passe ; toutes les demandes de remise en liberté
ont été refusées sous le prétexte suivant : « La situation de
François Turchi est différente ! »
Un traitement
d’exception fondé sur un profil ; « Le cas TURCHI est différent ! »
Nous entendons
aujourd’hui et dans les semaines qui viennent tirer au clair cette
différence de traitement qui permet de maintenir au ban de la
société un enseignant et un père de famille pendant cinq ans !
Résumons : -
Même acte, même chef d’inculpation mais un traitement différent des
coauteurs.
-Des mandats qui apparaissent puis disparaissent
aussi mystérieusement.
-Un acharnement de l’institution sur une personne
au détriment d’un jugement fondé sur des faits.
Tout cela vient
confirmer ce que la place publique a récemment découvert dans un
livre édifiant sur la 14ième section antiterroriste ; on ne juge pas
un militant politique sur des faits mais on le traite à partir de
son profil !
Que révèle le
profil de François Turchi, sinon les avatars de « la piste
intellectuelle » déployée en Corse. Parce qu’il est enseignant,
militant connu et respecté d’un syndicat nationaliste et animateur
d’un site Internet ouvert à la libre pensée, François Turchi fait
les frais de cette chasse aux sorcières dont les Corses pâtissent
depuis les délires de la place Beauvau.
L’examen des
faits et des faits seulement conduit Voce Populare et le collectif
de soutien à François Turchi à alerter l’opinion publique ; la
mobilisation est indispensable pour que François puisse bénéficier
d’un procès équitable.
Voce Populare et
le collectif de soutien à François Turchi entend informer le peuple
corse de la mise au ban de François par un tractage massif durant la
semaine à venir qui ouvrira sur un rassemblement devant la
sous-préfecture de Calvi le samedi 25 mars. Un texte sera remis au
président de l’assemblée de Corse ainsi qu’au sous-préfet afin que
chacun assume ses responsabilités respectives pour que cesse ce
régime d’exception.
Nous appelons les
associations humanitaires, les groupes culturels et les partis
politiques à prendre position publiquement afin que François TURCHI
bénéficie d’un procès équitable.
Après avoir
instruit un profil, ils vont juger une image ;
Nous ne le
permettrons pas !
Nous voulons un
procès équitable
à partir de faits
établis !
« Ghjustizia pè Turchi ! »
VOCE POPULARE
Source photo : Voce Populare /
Unità Naziunale / Presenza Naziunale
Source info : Voce Populare
ARCHIVES : PROCES ANDRIUZZI CASTELA : FEVRIER 2006
- LE REPORTAGE PHOTO
source photo/Remerciements: LAURE MATTEU / Comité Anti Répression Corse
ARCHIVES : PROCES ANDRIUZZI CASTELA : FEVRIER 2006
- CONFERENCE DE PRESSE DU CAR AU CYRNEA PARIS
source photo/Remerciements: Tumasgiù / Comité Anti Répression Corse
PROCES FRANCESCU TURCHI LE 20 MARS
Francescu
Turchi, entame sa cinquième année d'emprisonnement dans les geôles
françaises. Son procès ainsi que celui de
Lucien Bianchi, J.L Bianchi et François Xavier Arrii qui contrairement aux deux
autres sont en liberté depuis 2002.
Le site Unità Naziunale apporte son
soutien aux militants politiques qui seront en procès à partir du lundi 20
Mars.
U RIBOMBU EST EN KIOSQUE
ARRITTI EST EN KIOSQUE
Unione
Naziunale rend hommage à Robert Feliciacci dans ce numéro.
Robert Feliciacci était un homme de passion mais
aussi de raison. Proche des gens, profondément attaché à son île. Il
était aussi un élu local et territorial ouvert au dialogue sans
anathème, qui a pris des positions courageuses, notamment au moment
du processus de Matignon. Il bénéficiait de l'estime de tous, y
compris de ceux qui, comme nous, ne partagions pas ses convictions
politiques. Unione Naziunale rend hommage à sa mémoire et s'associe
à la douleur de sa famille et des ses proches.
UNIONE NAZIUNALE
Source photo : ARRITTI N°1985
VINCENT ANDRIUZZI ET JEAN CASTELA : DECISION LE 21
MARS
Le
parquet général ne s'oppose pas à la remise en liberté de Castela et
Andriuzzi
Le ministère public ne s'oppose pas à la demande de
remise en liberté de Jean Castela et Vincent Andriuzzi examinée
vendredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de
Paris. La décision a été mise en délibéré au 21 mars.
GHJACUMU MOSCONI : 4 ans de prison ferme rapproché
à...
La maison d'arrêt de la Santé !!!
Jacques
Mosconi, a passé deux ans en préventive à la Santé. Condamné à 4
ans de prison en mai 2005, il a été transféré au CD de Salon de
Provence pour finir sa peine (c'est ce que la justice appel "un
rapprochement familial", alors que tout le monde réclame le
rapprochement des prisonniers politiques à Borgu). Il est
conditionnable depuis Août 2005. Après trois mois passés à Salon de
Provence (avec tous les "avantages" du condamné qui y sont liés
:cellule ouverte toute la journée, droit de téléphoner, sport,
cours, prison relativement propre et traitement correct) a été
transféré lundi 13 mars à la Maison d'arrêt de la Santé, sans
explication.
L'acharnement répressif continue, le rapprochement à
Borgu pour les condamnés passe t il par la Case Paris ?
PATRICE CASTRENO, PRISONNIER POLITIQUE REND
HOMMAGE A LISANDRU VINCENTI
Source U Ribombu Mars 2006
LUTTE D'INDEPENDANCE CORSE, UN PRESENT EN FORME D'AVENIR
source photo : Unità Naziunale /
UN
RESPONSABLE DE LA GHJUVENTÙ INDIPENDENTISTA CONVOQUÉ
A BASTIA
Suite
à la prestation scénique du FLNC UC à la soirée de clôture des
Scontri Internaziunali : Convocation d'un des responsables de la
Ghjuventù Indipendentista, samedi 11 mars 2006 au commissariat de
Bastia. Un rassemblement de soutien est organisé pour accompagner et
soutenir Michele Giraschi qui depuis plus de deux ans est victime
d'un acharnement répressif, allant de convocation en garde à vue.
Unità Naziunale apporte son soutien fraternel à Michele Giraschi.
Suite à son audition "Rien à déclarer" Michel Giraschi a été
libéré.
LE
FLNC UC INTERVIENT AUX SCONTRI INTERNAZIUNALI A CORTI
Jeudi
9 mars : Lors de la soirée culturelle de clôture organisée par
les jeunes militants de Ghjuventù Indipendentista, le FLNC Union des
Combattants est
in